Les légumes et les fruits
Que ce soit pour les légumes ou pour les fruits, on privilégiera une introduction progressive à savoir un légume et un fruit à la fois par jour ; on évitera les mélanges de légumes ou de fruits dans les premières semaines afin que bébé découvre les saveurs de chacun. Une fois qu'un légume ou un fruit est connu du bébé il est tout à fait possible de le marier à d'autres légumes/fruits ou à des épices, des aromates afin de faire découvrir une palette infinie de saveurs, de gouts et de couleurs. Il ne faut pas oublier que c'est par le plaisir que l'on apprend, que l'on découvre, à tout âge et l'envie découvrir de nouvelles saveurs, de nouveaux goûts et de nouvelles textures passent autant par le plaisir gustatif mais aussi visuel des plats.
Les légumes
Il est possible de cuisiner des « produits frais » tout comme des légumes surgelés. Les circuits courts et « bio » sont à privilégier. Les légumes du potager sont une très bonne solution, s’ils sont cultivés en limitant l’utilisation de pesticides et d’engrais et qu’ils sont consommés rapidement après cueillette. Les légumes doivent être cuits sans sel, à la vapeur ; et ne pas rajouter de sel ensuite.
Il n'y a pas d'ordre privilégié pour l'introduction des différents légumes, le mieux est de respecter la saisonnalité des légumes afin d'apporter un maximum de vitamine et de produits frais. On évitera cependant, dans un premier temps, les légumes « à goût fort », ou trop fibreux (aubergines, cardons, céleris, choux, endives, fenouil, navets, oignons, poivrons, raves, salsifis, vert de poireaux,...) qui peuvent ne pas être appréciés en début de diversification et seront introduits plus tardivement. Les carottes quant à elles seront à limiter en cas de constipation.
Les fruits, et fruits à coque
Les fruits peuvent être introduits dès le début de la diversification. Tous les fruits sont possibles, même les fruits rouges, les kiwis, les fruits exotiques ; connus pour être plus allergisant il a été démontré que leur introduction est possible dès le plus jeune âge. En cas de doute, ou de terrain allergique dans la famille, n'hésitez pas à en parler avec votre pédiatre.
Dans un premier temps ils seront cuits, préparés en compote sans sucre ajouté. Pour certains fruits acides, tels que les abricots ou les prunes, il est possible d’adoucir la compote avec de la pomme ou de la poire. Les agrumes, tels qu’oranges, mandarines, clémentines, seront plus facilement débutés sous forme de jus à boire ou à mettre dans la compote de pomme. D’autres fruits, tels que banane ou melon, peuvent être débutés directement sous forme crue.
Dans un deuxième temps, à partir de 6 mois il est possible de proposer des fruits crus à partir du moment où ils sont bien mûrs, ils seront alors écrasé ou mixé selon la texture souhaitée, mais toujours sans sucre ajouté.
Dès que l'enfant est en capacité de mastiquer, vers 10-12 mois, il sera possible de lui proposer des fruits en morceaux, à partir du moment où il les prend lui-même pour les porter à sa bouche.
Il est tout à fait possible d'utiliser les fruits (écrasés, en compote ou en morceaux) pour aromatiser les laitages (que l'on propose toujours nature et sans sucre ajouté). La confiture quant à elle sera choisi avec le plus petit taux de sucre possible et proposée exceptionnellement sur une tartine de pain au petit déjeuner ou au gouter. Les jus de fruits sont à limités, même 100 % pur jus ils sont sources d'une grande quantité de sucre pour un faible taux de vitamine et fibre comparé à un fruit entier.
Les fruits à coque (arachides, noix, noisettes…)
A partir de 6 mois, l’arachide et les fruits à coque (amandes, noisettes, noix, noix de cajou, noix de Pécan, noix du Brésil, noix de Macadamia, noix du Queensland, pistaches, noix de Nangail, pignons, ..) peuvent être introduits progressivement et en petites quantités, cuits dans un premier temps et à condition d’être très finement écrasés dans des préparations, sucrées ou salées, pour éviter le risque de fausse route et d’inhalation bronchique. Ensuite ils pourront, et devront, être proposés régulièrement dans les repas afin de limiter l'arriver d'allergie.
Il est également possible d'introduire ces fruits sous forme d'huile dans les plats, telles que l'huile de noix (ex : velouté de Butternut) ou de noisette (ex : gratin de courgettes et chèvre). Cependant celles-ci ne sont pas équivalente à l'utilisation de noix entière (sous forme de purée ou poudre) pour l'introduction des allergènes.
Comme il s'agit d'allergènes il faut les introduire séparément les uns après les autres afin d'identifier quel fruit entraine une réaction s'il y a lieu.
De plus les fruits à coque sont pleins de bienfaits pour l'organisme. En effet ils sont riches en protéines, en fibres (qui facilitent le transit intestinal et permettent une bonne satiété), en vitamines (notamment A, B et E), en lipides et acides gras insaturés tel qu'oméga 9, oméga 3 et oméga 6 (qui aident au bon fonctionnement du cerveau, des yeux, du système cardio-vasculaire...) ainsi qu'en oligoéléments (cuivre, fer et zinc principalement). De plus il y a une grande variété de fruits disponibles ayant des propriétés, des saveurs et des textures différentes.
Comment cuisiner les fruits à coque à bébé ?
Vous pouvez donc incorporer de la purée de fruits à coque aux préparations sucrées comme salées de bébé dès le début de la diversifications. Vous pouvez également utiliser de la purée de fruits à coque pour aromatiser les laitages.
A partir de 6 mois, vous pouvez utiliser les fruits à coque sous forme de poudre que vous parsèmerez sur les plats de votre bébé. La poudre permettre d'apporter une modification de la texture du plat. Si votre enfant commence à vouloir attraper les fruits et légumes vous pouvez les rouler dans de la poudre de noix, notamment les plus fondants, afin d'en faciliter la préhension tout en faisant découvrir de nouvelles saveurs et textures.
Dès 9 mois, lors de la préparation de gâteaux, de cakes (sucrés ou salés) ou d'energy balls vous pouvez y ajouter de la poudre en tout genre.
Lorsque bébé maitrise bien les morceaux, soit à partir d'environ 12 mois, les fruits à coque seront incorporés concassés dans les préparations puis on les effilera.
Cependant, toutes les formes entières de fruits à coque sont à éviter (avant 5 ans) pour le risque d’étouffement.